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L’épanouissement personnel indique cet état de plénitude tant recherché par
nombre de nos concitoyens que ce soit dans le cadre professionnel ou privé.
En fait ce que nous nommons épanouissement est largement influencé par notre culture.
Les critères d’appréciation sont en effet très différents dans notre monde occidental
et dans la culture asiatique par exemple.
De même, nous constatons que ces critères évoluent au fil du temps sous l’influence des codes sociaux.
Enfin, et c’est sans doute le plus important, les représentations du bonheur semblent très différentes d’un individu à l’autre et ce quelle que soit la culture dominante du pays où il réside.
> Culture, époque et représentations personnelles influencent donc notre
opinion sur le sujet.
Les messages publicitaires nous proposent quotidiennement des produits censés répondre à notre besoin de réalisation, cependant que le conflit entre l’être et l’avoir illustre l’évolution actuelle de nos codes du bonheur.

Au moment où les « sociaux styleurs » réussissent le tour de force de ranger une population dans quelques cases correspondant aux comportements dominants, il apparaît que le chemin menant à l’épanouissement soit une affaire strictement personnelle et complexe.
Cette complexité tient en plusieurs points :
• Notre représentation du monde dépend de notre structure de pensée et de notre système
de perception. Nous devons à Alfred Korsybski cette phrase qui illustre nos propos :
« La carte n’est pas le territoire »
• Les « capacités » à atteindre l’état de bien-être sont très inégales selon les individus et ce quelle que
soit la catégorie sociale culturelle à laquelle ils appartiennent. Nous ne sommes pas tous égaux dans
notre propension à être heureux et surtout à le rester car nous dépendons pour une large part de
l’utilisation que nous faisons de nos ressources psychologiques.
• La calibration (l’observation) que nous pouvons faire d’un comportement épanoui est le résultat d’un
état interne positif lui-même influencé par des processus internes complexes. En revanche, des valeurs
personnelles bafouées, une mauvaise estime de soi, des conflits internes répétés, des relations aux autres
difficiles… sont autant de freins à l’épanouissement.
Nous savons que chaque individu parvient à l’âge adulte avec un certain nombre d’empreintes issues d’une
part de son éducation (messages parentaux …) et d’autre part de ses expériences personnelles (heureuses ou malheureuses) à partir desquelles il tire des conclusions (parfois devenues inconscientes) qui organiseront son modèle du monde.
Ainsi la difficulté à remettre en cause nos croyances limitantes sur nos capacités peuvent agir sur la
réussite de nos apprentissages. Comment apprendre si nous pensons avoir une mauvaise mémoire ou ne pas être doué pour telle matière voire pour les études d’une façon générale ?
> Nos croyances sur nos limites conditionnent nos processus de réponse.
Dès lors, une lecture systématique des évènements de vie viendra inévitablement renforcer nos certitudes et nous empêchera de mettre en place des stratégies alternatives plus performantes.
Lorsque nous tentons de mettre en place des solutions dans le but de modifier une situation ou résoudre certaines difficultés (notamment relationnelles), il arrive que nous renforçons les problèmes car nous
utilisons les mêmes schémas sans en avoir conscience.
Paul Watzlawick dont nous conseillons la lecture notamment sur les stratégies du changement, montre combien il est nécessaire de sortir des cadres habituels et des solutions « logiques » pour opérer des
changements efficaces.
Si pour certains d’entre nous, l’épanouissement représente un état désiré très différent de l’état actuel, il existe quelques pistes de réflexions utiles à explorer. Par ailleurs les spécialistes de la relation d’aide parviennent à détecter nos stratégies grâce aux techniques développées dans des domaines aussi variés que complémentaires.
> Loin des schémas universels, processus mentaux, croyances, valeurs,
représentations du monde, spiritualité font de nous des individus uniques
et donc différents dans la recherche du bonheur.
Nous pouvons nous réaliser avec nos ressources et nos limites… à conditions de mieux les comprendre, de s’appuyer sur les premières, de les renforcer après avoir identifié comment nous les mettons en œuvre, de comprendre l’origine des secondes, de les replacer dans chaque contexte où elles nous empêchent d’atteindre notre but (encore faut-il que celui-ci soit clairement exprimé) et de mettre en œuvre des solutions plus opérationnelles.
Ce programme aussi vaste que complexe est en réalité passionnant… car l’objectif de réalisation personnelle est sans doute le plus motivant si l’on considère qu’il occupe la place la plus élevée dans la hiérarchie de nos aspirations.
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